SENTIMENT ABSENT

Series about the emptiness of the lockdown

Mai 2020

Les photographies des rues vides visibles dans le monde en cette période sont remplies de la gravité de l’événement mondial et nous rappellent l’empêchement. 

Dans «Le sentiment absent», le vide a été cherché pour son intérêt graphique et narratif. Depuis quelques années, j’ai commencé à scruter les cadres semi-abstraits pour en faire des poésies visuelles de l’absence, travaillant la cadence, la couleur et le rythme des graphismes urbains qui m’entouraient.

Chercher des lieux vides n’est pas chose facile en général, le monde environnant étant rempli d’humanité à chaque coin de rue. A la différence du vide actuel qui nous assaille, mes images « vides » suggèrent bien la présence humaine au bord du cadre… Objets laissés là un temps, infrastructures solides et installations urbaines éphémères ou signalisations, autant de manifestations de la présence de l’homme.

Cette série aux images inédites a été réalisée entre 2016 et 2020. 

May 2020

The photographs of the empty streets visible around the world at this time are filled with the gravity of the world event and remind us of the prevention.

 

In "The Absent Feeling", the void was sought for its graphic and narrative interest. In recent years, I began to scrutinize semi-abstract frames to turn them into visual poems of absence, working on the cadence, color and rhythm of the urban graphics that surrounded me.

 

Searching for empty places is not usually easy, with the surrounding world filled with humanity around every corner. Unlike the current void which assails us, my “empty” images clearly suggest the human presence at the edge of the frame… Objects left there for a while, solid infrastructures and ephemeral urban installations or signs, so many manifestations of the presence of man.

 

This series with unpublished images was produced between 2016 and 2020.

SELECTED PUBLICATIONS

2020

  • Fisheye magazine

  • Dim Dam Dom magazine

EXTRACT FROM FISHEYE MAGAZINE

 "J’ai grandi à la mer, j’ai toujours vu des gens venir et partir, les rues de mon enfance s’animer puis se rendormir et je vivais au rythme de cette somnolence". Fidèle à son amour du cinéma, l’artiste pense chaque composition comme un court-métrage. Un récit aux multiples lectures, et à la fin ouverte. Hantée par une nostalgie familière, elle distille dans ses images des souvenirs, recrée « des mondes, par essence perdus ». 

Dans cette symétrie apparente, l’émotion apparaît par à-coup, et apporte au présent la profondeur de la mémoire. « De manière plus large, l’Homme est la cité, la cité est l’Homme. Ils craignent tous deux d’être oubliés, ou abandonnés pour toujours », confie la photographe. Une élégante carte postale d’un village assoupi."

Text by Lou Tsatsas

Artiste, photographe et réalisatrice 
Artist, photographer and director 

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